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le journal de l'école à la maison

Au sommaire :
• Bricolages divers
• Trouvailles et astuces
• Devinettes
• Textes et dessins libres

 

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Encore une vidéo formidable

Cette façon de poser une multiplication (et de la calculer) est attribuée aux Mayas, excellents mathématiciens et astronomes. Le deuxième calcul de la video, 123 x 321, et le fait qu'on n'utilise que les chiffres 1, 2 et 3, donnent l'impression que cela ne marche que pour des chiffres et des nombres particuliers. Mais c'est faux : essayez ! Ça marche tout le temps. Il faut juste ne pas s'emmêler dans les retenues.

calcul-maya

 

Une vidéo meilleure que tous les grands discours

En quelques minutes, cette vidéo explique l'intérêt et l'efficacité la pédagogie active. Elle montre qu'elle rend les enfants heureux d'apprendre. Merci à Vanessa Toinet de l'Atelier Graine de curieux et à Trevor Eissler, l'auteur américain de cette vidéo.

video montessori

 

Un très jolie fable pour faire comprendre le malaise à l'école

L'école des animaux

Il fut un temps où le passé simple était simple et où les animaux parlaient. En ce temps-là, quelque part sur la terre, des animaux peuplant une jungle s'essayèrent à trouver des solutions pour affronter la complexité croissante de leur société. Après maintes réflexions, ils se mirent d'accord pour créer une école. Ils décidèrent alors d'un programme comprenant la course, la nage, le vol et l'escalade. Comme ces matières englobaient les comportements de base de la grande majorité des animaux, ils décidèrent que tout élève doit avoir la moyenne dans chacune d'elles.

Le canard s'avéra excellent en natation, meilleur d'ailleurs que son instituteur. Il était aussi relativement bon en vol mais très faible en course. A cause de cette faiblesse, il fut astreint à rester après les cours pour s'entraîner à la course. En l'absence de progrès, il fut même prié de ne plus nager pour avoir du temps pour progresser. Il devint alors moyen en course, mais ses pattes palmées furent tellement endommagées qu'il devint aussi moyen en nage. Etre moyen étant acceptable à l'école, tout le monde était content ... sauf le canard.

Le lapin, quant à lui, démarra l'année en tête de classe en course. Malheureusement il finit par déprimer à cause du temps perdu à s'améliorer en natation, une matière qu'il abhorra. L'écureuil fut excellent en escalade jusqu'au jour où il développa un blocage psychologique en cours de vol car l'instituteur l'obligeait à apprendre à voler. Il devait en effet commencer à décoller du sol au lieu de partir de la cime des arbres. A force d'essayer de voler, il développa sa musculature et finit par perdre son agilité. Il devint alors médiocre en escalade.

L'aigle avait de gros problèmes de discipline. Il battait tout le monde en escalade mais n'obéissait pas aux règles établie. Il préférait utiliser sa manière. Le vol de l'aigle est aujourd'hui symbole de liberté.

Enfin, le castor resta en dehors du système scolaire. Il milita contre la levée des impôts utilisés pour l'école qui n'inclut pas les activités souterraines dans son programme. En voyant cela, le blaireau et la marmotte se sentirent concernés, se joignirent au castor et formèrent une école privée qui répondit à merveille à leurs besoins.

Source : http://vidyaonline.net/readings/pr27.pdf
Traduit par Mohammed Bencheikh

Personnellement, j'en nuancerais la fin : la solution réside aussi dans la réforme de l'école publique, et, heureusement, il y a encore des enseignants-castors ou marmottes dans le public, qui s'acharnent à améliorer les choses contre vents et marées.

 

Les jeunes enfants et les nouvelles technologies

En toute franchise, au début, à l'Ecole Vivante, nous pensions que les tablettes numériques, iPad en tête, n'étaient qu'un gadget de plus pour faire dépenser de l'argent à un public de gogos. Aujourd'hui, nous pensons non seulement qu'il s'agit d'un outil riche de multiples possibilités pour les enfants mais aussi qu'il est mille fois plus convivial que l'ordinateur : on peut s'asseoir dans un fauteuil avec un enfant et profiter avec lui de tous les livres interactifs que sont les applications. Désormais, tous nos livres sont donc lisibles sur iPad et nous sommes en train de développer des applications spécifiques. Nous vous tiendrons au courant.

enfant-ipad © www.cnetfrance.fr

En attendant, nous vous invitons à regarder cette curieuse video : un bébé découvrant un iPad. Si on met de côté la bêtise de l'application qui permet de tirer à la fronde sur des vaches (!!!), le spectacle de l'intelligence, de la curiosité et de l'intuition extraordinaire des bébés n'est-il pas fascinant ?

 

Deux ou trois réflexions sur le matériel Montessori

Lors d'un récent colloque sur les pédagogies actives, je me suis arrêtée quelques instants près d'une table où l'on faisait des démontrations avec le matériel Montessori. Et j'avoue avoir été choquée par plusieurs détails qui me semblent importants.

1) Le matériel utilisé avait été fait par les personnes qui s'en servaient, ce qui ne nous pose aucun problème, bien sûr, et que nous préconisons, même. Mais cela avait été fait sans soin et sans professionalisme. Résultat : les plaques étaient toutes cornées, les couleurs fades, les lettres mal dessinées. Rien d'attrayant. Or une grande partie du potentiel de séduction de ce matériel est sa beauté. Il ne faut donc pas négliger cet aspect.

2) Les démonstratrices accompagnaient leur présentation d'un discours dogmatique à l'opposé de l'esprit de Maria Montessori. Elles insitaient par exemple sur la nécessité de respecter les couleurs des bandes, sur les tableaux d'opérations. Il me semble important de souligner que le matériel n'est pas immuable, que, justement, les jeux de mémorisation que proposent les tableaux d'addition, de soustraction, etc. peuvent être renouvelés : ce sont des principes, pas des statues en bronze. Ce qui est fondamental, c'est que l'enfant joue, cherche, mémorise.

3) Les démarches d'apprentissage étaient montrées elles aussi comme définitivement fixées et rigides. Or si Maria Montessori, comme tout adepte de la pédagogie active, préconisait une grande rigueur dans les démarches, elle prônait aussi l'imagination, la liberté et l'inventivité. Si les parents ou les éducateurs s'ennuient à rabacher systématiquement les mêmes démarches et à suivre mot à mot les mêmes protocoles, leur ennui et leur manque d'enthousiasme seront inévitablement contagieux.

 

L'éternel débat sur les méthodes d'apprentissage de la lecture

Précisons la différence entre méthode syllabique (b-a-ba) et méthode mixte (ou naturelle). La première est totalement abstraite : ba, da, na, etc. n'ont aucun sens. Qui aurait envie de passer des heures à lire des lettres ou des syllabes qui n'ont pas de sens ? Comment retenir facilement des signes qui n'ont aucune signification ? Cette méthode ennuie des millions d'enfants, génération après génération. On s'étonne ensuite qu'il y ait si peu de gens qui aiment lire.

Au contraire, la méthode de lecture mixte s'appuie sur la motivation qui pousse les enfants à lire des mots entiers qui les touchent de près et dont ils ont besoin (maman, papa, leur prénom, le nom de leurs amis, de leur animal, le nom de leur ville, leur jeu ou leur aliment préféré, etc.). Des mots qui ont un sens et plus encore : des mots dont ils en ont besoin et qu'ils aiment. Sans s'en rendre compte ils commencent ainsi à accumuler un petit bagage de mots, de syllabes et de lettres qu'ils savent reconnaître. Ils commencent à lire sans douleur, sans effort, sans stress, comme ils ont appris à marcher et à parler.

Ensuite, par comparaison, observation, jeux de devinettes et de reconnaissance, ils retrouvent la même lettre dans des mots différents, ou ils reconnaissent qu'une lettre correspond à un son. On entre alors dans l'analyse syllabique et dans la combinatoire, qui vont permettre de lire tous les mots, même ceux qu l'on n'a jamais vus. Les enfants commencent à comprendre "comment ça marche". Ils découvrent qu'ils peuvent former eux-mêmes des mots. Dans les méthodes modernes, on apprend donc à écrire en même temps qu'à lire, parfois même avant. Et on apprend en même temps l'amour de la lecture et de l'écriture.

Le stress de la rentrée... même à la maison

En trois jours, nous avons reçu trois courriers assez semblables pour que cela mérite d'en parler ici. Chaque fois, ils étaient exrêmement touchants. Ils venaient de mères tout d'un coup face à l'angoisse du vide : Qu'est-ce que je vais leur faire faire ? Par où commencer ? J'en ai quatre, comment les faire travailler en même temps ?
Il nous semble que la même réponse est valable pour toutes et peut-être aussi pour vous : Pas de panique ! Vous êtes LIBRES. On a toujours beaucoup plus de temps pour apprendre à la maison qu'à l'école. Si les débuts manquent un peu d'organisation et de rigueur, ce n'est pas grave. Prenez le temps de parler avec vos enfants, votre conjoint. Discutez des désirs et des besoins de chacun (vous comprise !). Voyez comment ils sont compatibles et établissez une sorte de projet commun sur l'organisation, l'emploi du temps, le programme que vous vous fixez, etc. Chacun sera impliqué, motivé, bien disposé et coopératif. Et ça roulera tout seul.
Commencez aussi par des activités qui ne donnent pas aux enfants l'impression que "maintenant, on ne rigole plus". La reprise des activités scolaires ne doit pas correspondre à la chute d'une chape de tristesse, de contrainte et d'ennui sur les épaules de toute la famille. Le texte ou le dessin libres de la pédagogie Freinet sont tout indiqués !

Bonne rentrée pour ceux qui sont scolarisés !

On pense à vous et on vous souhaite de tomber sur des instits comme on les aime : ouverts sur l'extérieur, inventifs, engagés, privilégiant l'invention par rapport à la mémorisation, enseignant des compétences plutôt que des contenus, etc. Et on souhaite à ces enseignants beaucoup d'énergie et de courage, car ils rament vraiment à contre-courant en ce moment.

Coup de blues : Les cours de vacances du CNED

Les cours de vacances du CNED gratuits sur Internet. A priori voilà une aubaine pour les parents qui déscolarisent leurs enfants. Et nous serions les premiers à nous réjouir puisque nous défendons l'école gratuite. Sauf que le contenu est vraiment désolant. Quel dommage d'inonder les familles avec des exercices aussi pauvres et une méthode aussi peu moderne.

Allez, on vous laisse encore un peu les cigales !

Cet été, certains d'entre vous ont peut-être déjà vu nos cigales en visitant cette page. On enlève le texte qui allait avec et qui n'a plus cours. Mais on vous laisse encore un peu les photos et surtout le chant. Un petit rappel de vacances !

cigale-noire

Photos Zaïna Ben Ali

Cliquez sur l'image pour écouter les cigales.

Fanny et Montessori

Une lectrice du livre Matériel Montessori à faire soi-même nous a très gentiment envoyé une fiche technique pour le compléter ! La voici. Bravo et merci.

matériel montessori de Fanny

Les commentaires techniques :

• Taille du support : 30 x 30cm, épaisseur : 2,5cm (chute de contreplaqué ou bois à la découpe (environ 1 €).

• Tourillon en bois hêtre diamètre 20 (prix : 4 € environ la barre de 1m dans les magasins de bricolage)

• Dimensions des bâtonnets : 5 séries de 5 couleurs différentes de 13cm ; 10,5cm ; 8 cm ; 5,5cm et 3cm (j'avais dû calculer ça pour avoir le moins de chute sur les tourillons, il faudrait d'ailleurs recalculer la meilleure combinaison de ces mesures).

• Espacements sur le bois : Une fois le support quadrillé de 6 carreaux de 5cm par 6 carreaux de 5cm il suffit de trouer à chaque intersection ce qui espace le centre des trous de 5cm chacun et de 5 cm de chaque bord.

• Pour le perçage du support : scie cloche qui fait des trous complets (et pas seulement le contour) diamètre 20 (ou 22 si on prévoit 2 couches de peintures et deux couches de vernis sur les bâtonnets et sur le support), avec la tige de profondeur réglée à 1,5cm pour laisser du fond après le trou.

On peut aussi prévoir 2 planches plus fines, dont une sera percée entièrement et l'autre sera simplement collée en dessous.